Le « Grand Paris : une urbanisation sans urbanité

Prémonitions lefebvriennes sur un avenir métropolitain

« A qui la métropolisation profite t-elle ? Affirmer que c’est d’abord à la bourgeoisie transnationalisée ou en voie de l’être ne serait pas d’une grande originalité, bien que ce soit effectivement la vérité. Mais ce serait surtout laisser de côté le fait que ce n’est pas elle qui met en œuvre cette politique urbaine, même si ses représentants politiques directs au gouvernement ou dans les cercles dirigeants, nationaux ou locaux, sont partie prenantes dans sa définition et occupent une place importante dans les prises de décision. Aussi convient-il, pour se rapprocher de la réponse, de poser une troisième question : qui gère la ville ? Qui promeut et organise sa métropolisation ? Et comment ? »

Le texte qui suit est l’extrait d’une contribution de Jean-Pierre Garnier pour un ouvrage hommage à Henri Lefebvre. Le texte dans son intégralité (23 pages) peut être téléchargé en bas de page.

   « L’urbain n’a pas de pire adversaire que l’urbanisme, instrument stratégique de l’État et du capitalisme dans l’utilisation de la réalité urbaine éclatée et dans la production d’un espace contrôlé. »

Henri Lefebvre[1]

 

Poser un regard critique sur un projet urbain qui n’est pas encore sorti de terre est toujours difficile. À défaut de pouvoir le juger à partir des réalisations qui le matérialisent, bien que nombre d’opérations engagées ou programmées avant l’annonce de ce projet plus de 600 ! aient été parées par la suite de son label, on peut néanmoins en examiner les orientations pour émettre quelques hypothèses sur sa raison d’être et son impact probable sur la vie des habitants. Entreprise difficile et d’autant plus risquée lorsque ce projet n’a fait jusqu’ici l’objet d’aucune analyse susceptible de remettre en cause sa positivité. Or, c’est précisément le cas avec celui du « Grand Paris », projet qui concerne une région urbaine actuellement peuplée d’un peu plus de 11 million 700 000 habitants, conçu pour 15 millions à l’horizon 2050[2]. Fortement médiatisé, on chercherait en vain trace, en effet, dans la pléthore de commentaires qui l’ont accueilli, d’une argumentation n’allant pas dans le sens de celle avancée par ses promoteurs.

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Sans doute a t–on pu émettre ici et là quelques doutes sur sa faisabilité dans une période où l’austérité économique imposée par la crise du capitalisme financiarisé est devenue la règle, avec la réduction drastique des dépenses publiques qu’elle implique. Le fait de faire d’abord appel à des architectes, dans le cadre d’une consultation internationale, pour tracer, en ignorance complète du contexte socio-économique, les grandes lignes du devenir de la « région capitale » — autre appellation du « Grand Paris » — a aussi suscité des interrogations voire des récriminations. De même, la priorité accordée à la création d’un super-métro circulaire automatique comme première étape pour concrétiser le projet a provoqué des « réactions diverses », comme on dit, parmi certains professionnels de l’urbain. Sans parler des querelles de préséance suscitées par la répartition des responsabilités entre les différentes instances étatiques chargées sa mise en œuvre. En revanche, personne ne s’est avisé de contester le bien fondé de ce projet en établissant un lien entre la promotion du « Grand Paris » et les impératifs découlant des nouvelles modalités de l’urbanisation du capital dont on connaît pourtant les effets négatifs pour la majorité des citadins.

C’est pourquoi il a paru intéressant, pour savoir à quoi s’en tenir, de faire appel a posteriori à Henri Lefebvre. Car celui-ci n’aurait pas manqué de jeter une note discordante dans le concert d’approbations dont bénéficie le « Grand Paris » si, venu un peu plus tard au monde, il avait pu voir la gestation d’un tel projet de son vivant. Il va de soi, néanmoins, que nous ne prétendrons pas parler à sa place en prenant la liberté de deviner ce qu’il aurait pu penser de l’avenir ainsi promis à Paris et aux Parisiens, transmués en « Franciliens » par un coup de baguette magique bureaucratique[3]. Nous nous contenterons seulement d’emprunter au penseur critique de l’urbain quelques outils conceptuels pour tenter de dégager ce que recouvre ce « Grand Paris » unanimement célébré, et être ainsi en mesure de tenir à son propos un discours autre qu’apologétique.

Du « schéma directeur » au « Grand Paris » : le changement dans la continuité

Les dithyrambes qui ont salué la mise sur orbite médiatique du « Grand Paris » par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en avril 2009, à l’occasion de la présentation publique des propositions de dix équipes d’architectes chargés de plancher sur le projet, ont laissé croire qu’il s’agissait d’une initiative inédite. « C’est la première fois dans le monde qu’une réflexion de cette ampleur est engagée sur le phénomène de la métropole moderne. Le travail accompli est sans précédent[1] », s’était félicité le président. C’était là, toutefois, faire preuve d’une mémoire assez courte. Outre l’exagération consistant à faire passer pour une première mondiale la tâche accomplie par les architectes consultés, celle-ci avait eu, en France même, un précédent. Quelques mois après les élections qui lui avaient permis d’accéder à l’Élysée, Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs reconnu, en affirmant la nécessité de réfléchir à un « nouveau projet d’aménagement global du “grand Paris” », que d’autres avant lui non seulement en avait eu l’idée, mais s’étaient donné les moyens de la concrétiser : « Quarante ans après la démarche lancée par le général de Gaulle et le préfet Paul Delouvrier, nous devons réparer les erreurs commises dans le passé […]. Regardez ce qui s’est passé de grand il y a cinquante ou soixante ans. Ils n’ont pas eu peur d’envisager l’avenir »[2].

Presqu’un demi siècle auparavant, en effet, un autre « grand dessein », accompagné de dessins à la même échelle, concernant le futur de la capitale et de ses environs avait été également annoncé à sons de trompe : le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Parisienne (SDAURP), rendu public en 1965. Un pur produit de l’imaginaire de la technocratie étatique, nourri par les appétits très  réels des grandes firmes industrielles, des consortiums bancaires et des groupes immobiliers, qui fournira à Henri Lefebvre une occasion supplémentaire de fourbir les armes de la critique contre ce qu’il appellera dans Le droit à la ville une « urbanisation désurbanisée », c’est-à-dire privée d’urbanité[3]. Une critique qui peut s’appliquer aussi au « Grand Paris  ».

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En effet, alors que  ce projet est censé « réparer les erreurs commises dans le passé », selon le Président de la République, il ne fait que reprendre les principes d’aménagement du SDAURP au lieu de rompre avec eux. Ce qui, par conséquent, ne manquera pas d’entraîner de nouvelles erreurs. C’est pourquoi ce que H. Lefebvre disait des projets d’aménagement urbain calqués sur ce modèle vaut aussi pour le « Grand Paris ».

Dans le rapport de présentation du SDAU de la Région Parisienne, rebaptisée Ile-de-France en 1976, on trouve déjà une bonne part de l’argumentaire qui justifiera, un peu plus de quarante ans plus tard, le projet du « Grand Paris ». Son organisation future répond en effet aux mêmes  objectifs, déjà présentés comme des « impératifs », que ceux avancés presqu’un demi siècle auparavant.

« Hier comme aujourd’hui, il ne s’agissait pas de freiner l’expansion spatiale de l’agglomération parisienne mais bien au contraire de la favoriser[4]. »

Et la raison majeure mise en avant était la même. Certes, on ne parlait pas à l’époque de « concurrence libre et non faussée », principe non écrit mais qui régit implicitement de nos jours le champ urbain comme les autres sphères de l’activité humaine en Europe, entre « villes globales ».  Cependant, c’est bien la « compétition avec les métropoles des pays voisins » et notamment Londres, qui, aux yeux des dirigeants politiques gaullistes et des planificateurs urbains à leur service, rendait urgent de « sortir Paris des limites de l’intra muros » [5], comme se plaisait à le répéter Paul Delouvrier, haut fonctionnaire nommé par le Général de Gaulle pour « mettre de l’ordre dans le merdier » de l’agglomération parisienne[6], et en faire un puissant pôle urbain capable de rivaliser avec ceux du reste de l’Europe. Et si le concept de « ville globale » n’existait pas non plus, c’est tout simplement parce que le capitalisme n’avait pas encore atteint le stade de la globalisation. Comme on le verra plus loin, le  « Grand Paris » s’inscrit dans le cadre d’un capitalisme transnational où la compétition se déroule désormais à l’échelle planétaire entre « villes-monde », et non plus seulement à l’échelle européeene qui servait de référence au SDAURP. Mais la problématique « concurrentielle » des responsables du développement et de l’aménagement de la région  parisienne reste fondamentalement la même qu’au début des années 60 du siècle passé.

Dans le schéma directeur de 1965, trois objectifs étaient fixés pour permettre à la région urbaine parisienne de jouer pleinement son rôle de métropole européenne : « promouvoir une extension urbaine ordonnée »« restructurer la banlieue en la dotant de centralité urbaine » et « unifier le marché du travail régional » par un « réseau de transport adapté »[7]. Trois objectifs que l’on retrouve dans l’argumentaire en faveur du « Grand Paris ». De fait, la vision « métropolitaine » de ses promoteurs ne fait que prolonger celle de leurs prédécesseurs. Analogie surprenante, pourtant, à première vue, eu égard aux contextes tant économiques qu’institutionnels et politiques très contrastés des deux projets.

Dans un cas : apogée des « Trente glorieuses », ces années de prospérité économique continue qu’a connues la France après la seconde guerre mondiale grâce au modèle « fordiste » de l’accumulation du capital ; toute puissance d’un État centralisateur et interventionniste ; gouvernement résolument ancré à droite. Dans l’autre cas : une crise et une récession interminables consécutives à l’avènement d’un capitalisme néo-libéral fondé sur l’accumulation flexible et financiarisée ; une décentralisation des pouvoirs au profit des collectivités locales en matière d’aménagement urbain ; une majorité de gauche « rose-verte », c’est-à-dire « socialiste » et écologiste au Conseil régional de l’Ile-de-France et à la mairie de Paris. Néanmoins, une constante demeure, qu’il faudra expliquer, par-delà ces différences de contextes : c’est la même logique de classe et la même idéologie qui sont à l’œuvre dans les choix urbanistiques opérés, logique et idéologie que Henri Lefebvre ne cessait de dénoncer dans sa réflexion critique sur le devenir des villes et ce que le capitalisme faisaient d’elles.

Première cible, conceptuelle : la « naturalisation » idéologique de la production de l’espace. Une quarantaine d’années se sont déroulées depuis la parution des écrits majeurs de Henri Lefebvre sur l’urbain. Or, l’on continue, comme si de rien était, dans les instances étatiques, nationales ou locales chargées de l’aménagement du territoire, à considérer  — ou à faire semblant  — comme naturelles ou, ce qui revient au même, spontanées la concentration urbaine, la croissance polarisée et les inégalités socio-spatiales — qualifiées euphémiquement de « disparités » — qui les accompagnent. Dans ses ouvrages et ses articles, H. Lefebvre a pourtant maintes fois souligné la relation structurelle entre la concentration urbaine et la concentration du capital. La même cause produisant le même effet, la première n’a fait que s’accentuer, depuis lors, avec la transnationalisation, la technologisation, la flexibilisation et la financiarisation du second. Mais on persiste à aborder les transformations urbaines qui en résultent en termes de « mutations », notion empruntée à la biologie, que Lefebvre récusait en raison de ses connotations naturalisantes et donc dépolitisantes qui incitent en outre à penser que l’on sait où cette évolution des villes conduit alors que l’« on ne sait pas où l’on va[8] ».

Deuxième cible visée par Lefebvre : la techno-bureaucratie et le rationalisme techniciste qui imprègne sa conception de la politique urbaine. Le SDAURP avait été élaboré au sommet de l’État par une équipe constituée principalement de polytechniciens[9], d’urbanistes et de géographes, sous la houlette d’un haut fonctionnaire placé directement sous les ordres du Président de la République et du Premier ministre. Outre le caractère non-démocratique des conditions de production de ce document, les plans et rapport de présentation qui les accompagnaient illustraient parfaitement de qu’était l’urbanisme défini par Lefebvre : « une idéologie qui formule tous les problèmes de la société en questions d’espace et  transpose en termes spatiaux tout ce qui vient de l’histoire, de la conscience[10] ». Or, le « Grand Paris », tel qu’il s’esquisse au travers des choix urbanistiques et les explications qui servent à le justifier, s’inscrit dans le droit fil de cette idéologie. Une fois de plus, on prétend trouver des réponses spatiales à des questions que l’on ne veut pas poser, c’est-à-dire à des contradictions sociales que l’on cherche à masquer pour éviter de faire apparaître les enjeux de classe qui soutendent toute politique urbaine en régime capitaliste.

La décentralisation des responsabilités en matière d’aménagement urbain, que Lefebvre appelait de ses vœux dans les années 60 et 70, n’a pas donné les résutats qu’il en escomptait, encore qu’il exprimât quelques doutes sur une décentralisation impulsée depuis les sommets de l’État : « comment l’État centralisé peut-il prendre en charge la décentralisation ? C’est une façade, c’est une caricature »[11]. En fait, contrairement à ce que Lefebvre redoutait, les collectivités locales, au niveau régional, départemental et municipal, ont bien acquis « une véritable autonomie, une une véritable capacité de gestion »[12]. Mais c’est toujours une oligarchie politico-technocratique qui décide de l’avenir des villes, et non les habitants : elle a simplement changé de « palier ».

Ce n’est plus depuis l’échelon national, en effet, mais à l’échelon local que cette oligarchie exerce maintenant son pouvoir, même si c’est le Président de République qui a officialisé le projet du Grand Paris et si plusieurs ministères et préfectures sont repésentés au sein de la Société du Grand Paris, chargée de superviser et coordonner sa mise en œuvre, est un établissement public[13]. Néanmoins, ce pouvoir local libéré de l’emprise gouvernementale n’est pas plus démocratique pour autant. Plus que jamais, les citoyens restent tenus à l’écart des prises de décision qui affecteront pourtant une partie de leur existence en tant que citadins. À cet égard, les procédures de « consultation, les « débats public » et autres mécanismes de « participation citoyenne » mis en place par les élus locaux fonctionnent comme autant d’alibis démocratiques, sans influence sur les choix urbanistiques autre que des modifications de détail. Bref, la « concertation avec la population » mise en exergue dans la propagande municipale, départementale ou régionale demeure une fiction. Quelques années suffiront d’ailleurs à Lefebvre pour en tirer les conclusions : « les municipalités, comme chacun peut le constater, s’organisent sur le modèle étatique ; elles reproduisent en petit les habitudes de gestion et de domination de la haute bureaucratie d’État. Les citadins voient s’amenuiser leurs leurs droits théoriques de citoyens et la possibilité de les exercer pleinement.[14] »  Comment en aurait-il pu être autrement ? Les municipalités font partie de l’appareil d’État : elles en sont une branche locale élue. Et la décentralisation a offert aux  technocrates qui ont investi la fonction territoriale la possibilité de mener à bien à l’échelle communale et métropolitaine, et non plus seulement nationale, leurs plans de carrière politiques ou administratifs. Avec les  outils opératoires habituels, impégnés de quantitativisme et de technicisme, en matière d’aménagement urbain.

Troisième cible de Henri Lefebvre, l’aménagement du territoire et en particulier le SDAURP dont les orientations commençaient à se traduire sur le terrain. « On continue à fortifier la centralité parisienne », malgré la promotion simultanée des principales villes de province en « métropoles d’équilibre », « une manière mécanique de compenser Paris, sur le papier, dans l’espace français »[15]. De fait, comme Lefebvre l’avait prévu, inspirées par  les « critiques néolibérales de la centralité parisienne », les politiques de métropolisation menées depuis lors en faveur à la fois des capitales régionales et de la « région capitale » ont engendré un « semi-colonialisme des régions et des zones mal développées par rapport aux centres de décision et notamment du centre parisien. » La conséquence, déjà visible du temps de Lefebvre, était parfaitement résumée par celui-ci :  « La France impérialiste a perdu ses colonies, mais un néocolonialisme interne s’est installé. La France actuelle comprend des zones sur-développées, sur-industrialisées, sur-urbanisées. Et nombre de zones dont le sous-développement s’aggrave […][16] ». À cet égard, le « Grand Paris »  ne va faire qu’accentuer la tendance qui se manifestait déjà dans les années 60 du siècle dernier : « La capitale attire tout à elle : les hommes, les cerveaux, les richesses. C’est un centre de décision et d’opinion. Autour de Paris s’étendent des espaces subordonnés, hiérarchisés ; ces espaces sont à la fois dominés et exploités par Paris[17] ».

Comme aux beaux jours de la « planification indicative » de l’époque gaulliste, il ne s’agirait aujourd’hui que de maîtriser, de canaliser et d’orienter, mais surtout pas de ralentir le développement urbain parisien…

Lire le texte en intégralité ici


[1] Nicolas  Sarkozy, Discours du  29 avril  2009 à la Cité de l’architecture et du patrimoine, à l’occasion d’une exposition intitulée « Le Grand Paris de l’agglomération parisienne à la Cité ».

[2] Nicolas  Sarkozy, Discours du  17 septembre 2007 lors de l’inauguration de  la Cité de l’architecture et du patrimoine.

[3] Henri Lefebvre, Le droit à la ville, Anthopos, 1968, p.31.

[4] Le SDAURP de 1965 prévoyait pour 1985  une population de… 14 millions d’habitants !

[5] Paris intra-muros, en référence à la dernière enceinte fortifiée qui entourait la capitale, correspond à la ville-centre bordée par la rocade autoroutière périphérique qui en fait le tour.

[6] C’est à l’issue d’un survol de la capitale en hélicoptère que le général de Gaulle exprima ce vœu, avec le langage de caserne qu’il affectionnait en privé, à celui qu’il venait de désigner Délégué général au District de la Région Parisienne.

[7] IAURP, Schéma  directeur de la région parisienne, Rapport de présentation, La Documentation  française, 1965.

[8] Henri Lefebvre, « Pour une sociologie de la vie quotidienne », in L’homme dans la ville actuelle, Desclées de  Brower, Paris, 1969

[9] Polytechnicien : diplômé de l’École natinale polytechnqiue, établissement d’enseignement supérieur très sélectif formant des ingénieurs.

[10] Henri  Lefebvre, Le droit à la ville, Anthropos, Paris1968, p.50

[11] Henri Lefebvre, « Réflexion sur la politique de l’espace », Espaces et Sociétés, n°1, novembre 1970

[12]  Ibid.

[13] La Société du Grand Paris intégre aussi des représentants des collectivités locales : communes, départements et région.

[14] Henri  Lefebvre, « Les illusions de la modernité », Le Monde diplomatique, mai 1989.

[15] Henri  Lefebvre, Le droit à la ville, Anthropos, Paris, 1968, p.37.

[16] Ibid.

[17] Ibid.

[18] DATAR : Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale.

[19] IAURP : Institut d’Aménagement d’Urbanisme de la Région  Parisienne.

[20] Discours de Maurice Leroy, ministre de la Ville, prononcé le 29 novembre 2011.



[1] Henri Lefebvre, La survie du capitalisme, La reproduction des rapports de production, Anthropos, 2002. 1ère édition, Anthropos 1968

[2] En fait, le territoire directement affecté, dont les limites demeurent incertaines, ne comprendrait que les deux tiers de la région, avec une population correspondante d’environ 8 millions d’habitants.

[3] En 1976, le District de la Région parisienne, placé sous l’autorité administrative d’un Délégué général nommé par le  gouvernement, est devenu la Région Île-de-France. En 1982, en application d’une loi sur la décentralisation, cette région devient une collectivité locale élue au suffrage universel. Ses habitants sont rebaptisés « Franciliens ».

   

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