Luttes sociales en Chine: vers un renouveau du mouvement ouvrier [2/2]

L’augmentation du nombre de grèves au cours de ces dernières années en Chine est un phénomène majeur qui est trop peu connu dans les pays capitalistes avancés. Après un article sur la refonte d’un mouvement syndical autonome, Terrains de luttes publie la seconde partie d’un article du chercheur britannique Tim Pringle (la première partie est disponible ici), dans lequel il retrace l’évolution générale des relations professionnelles en Chine depuis la disparition du « bol de riz en fer [1] » du secteur public à la fin des années 1990, et la résistance qui s’en est suivie, jusqu’à l’émergence d’un mouvement des travailleurs-euses annoncé par les vagues de grèves au printemps 2010. Il montre le rôle central qu’ont joué les mobilisations ouvrières et les organisations non-gouvernementales dans les luttes pour contraindre le capital et promouvoir les intérêts des travailleurs.

Le secteur privé et la formation d’une « agentivité » ouvrière autonome

Depuis les années 1980 la stratégie de réforme chinoise a ouvert de nouveaux sites d’accumulation du capital qui constituent son cœur économique, transférant ses ressources dans la création d’un gigantesque secteur industriel orienté vers l’exportation et directement intégré aux marchés de consommation des pays développés. Pour la plupart des gens à travers le monde, il s’agit de la Chine qu’ils connaissent le mieux et dont la presse parle, le « Made in China » et l’économie basée sur les exportations. Dans les provinces méridionales de Guangdong et Fujian, le secteur d’exportation fut alimenté par des capitaux étrangers et de la diaspora chinoise. Au départ, cela passa par l’établissement de coentreprises avec des SOE, et par la suite avec des unités à capitaux privés. La propriété des entreprises se diversifia lorsque les communes rurales de l’époque maoïste furent transformées en « entreprises de bourg et de villages » gérées par des gouvernements locaux entrepreneuriaux (Wu, 2010, 624) pour finalement être totalement privatisées. A partir de 2006, sous la direction du président Hu et du premier ministre Wen, l’État essaya de rééquilibrer l’économie, en mettant redistribution des richesses et création d’emplois sur le même plan et en étendant le développement économique des centrales électriques littorales aux territoires intérieurs.

En Chine, le secteur privé emploie un nombre très élevé de migrants ruraux, qui constituent le plus important phénomène d’exode rural pour raisons économiques de l’histoire de l’humanité. Dans les premières années de la période de réforme et d’« ouverture », les travailleurs migrants devaient se frayer un chemin dans les arcanes de l’administration, négocier de guichet en guichet pour obtenir l’autorisation formelle de travailler dans les bourgs et les villes. En toile de fond de ces négociations se trouve le système administratif de permis de résidence connu en chinois sous le nom de hukou zhidu ou juste hukou[1], qui fait le lien entre accès aux services publics tels que l’éducation ou les soins, et lieu de naissance. Avec l’expansion du secteur privé et les besoins en main-d’œuvre toujours croissants du capital, les règles du hukou ont été progressivement assouplies pour maintenir de bas salaires et permettre à la Chine de conserver un avantage compétitif sur les pays développés (Pringle et Clarke, 2011, 62).

La combinaison d’un mode de gouvernement autoritaire, des restrictions du hukou et de lieux de travail non-syndiqués mal régulés a produit des résultats bien connus et tout à fait prévisibles. Au milieu des années 1990, les travailleurs-euses commencèrent à recourir aux tout nouveaux processus de résolution des conflits du travail tels que l’arbitrage extérieur ou les tribunaux. Mais comme la loi nationale sur le travail, le système était fondé sur des bases individuelles, ce qui isolait les travailleurs les uns des autres. La résistance collective à l’exploitation et aux mauvais traitements, coïncidant avec le développement économique rapide des industries d’exportation, se limita ainsi essentiellement à des sit-in devant les agences de travail locales, dont l’objectif était faire pression sur les élus pour qu’ils forcent les capitalistes à respecter le droit du travail. Cependant, l’accent mis sur la croissance économique par l’emploi, la décentralisation des régimes d’investissement ainsi que les phénomènes de corruption entre élus et investisseurs ne laissaient quasiment aucune chance à des migrants de première génération dont la connaissance du fonctionnement des usines et du code du travail censé s’y appliquer était très faible.

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Les campagnes à plus long terme pour obtenir des compensations, que ce soit pour des accidents du travail ou des maladies, permirent à un petit nombre de travailleurs de rejoindre des ONG de défense des droits des travailleurs. Celles-ci ont recueilli le soutien d’acteurs du monde du travail aux niveaux régional et international. Dans les pays développés, les groupes de consommateurs ont bataillé ferme pour forcer les multinationales à adopter des codes de conduites plus rigoureux, même si ceux-ci n’ont que peu d’impact sur l’application des réglementations dans les pays du Sud (Wells, 2009, 567). En effet, la responsabilité sociale des entreprises ne peut pas se substituer à la représentation syndicale effective. […] Etant donné que les sections syndicales ACFTU n’ont pas encore eu d’impact significatif au niveau des entreprises, où elles demeurent faibles et dépendantes des employeurs (Pringle et Clarke, 2011), la question suivante se pose : comment, dans des circonstances aussi défavorables, les travailleurs migrants chinois non-syndiqués du secteur privé ont-ils fait pour montrer les premiers signes d’un mouvement ouvrier ?

Un certain nombre de facteurs importants doivent être pris en compte. Premièrement, contrairement au cliché selon lequel la Chine bénéficierait d’une réserve infinie de main-d’œuvre rurale bon marché, des pénuries de main-d’œuvre sont survenues après le nouvel an chinois de 2003 et continuent depuis. Initialement cantonnées aux travailleurs qualifiés et expérimentés dont on avait besoin dans les provinces littorales, les pénuries se sont étendues à d’autres régions du pays. Par ailleurs, les politiques publiques de rééquilibrage ont étendu les pénuries aux travailleurs non-qualifiés. L’amélioration des conditions de vie des agriculteurs – en particulier la réduction des fardeaux fiscaux – a légèrement réduit le flux de migrants vers la côte ; l’urbanisation a créé des opportunités d’emploi dans des villes moins lointaines ; et les effets de la politique de contrôle des naissances ont diminué le nombre de jeunes capables de supporter le stress lié au travail dans une chaîne logistique désormais mondiale. Pour la première fois depuis le début des réformes, les rapports de force ont évolué au détriment du capital et à l’avantage du travail.

Deuxièmement, les travailleurs ont rapidement pris acte de ces transformations. Grâce à l’apparition de failles structurelles dans le modèle de développement chinois, des migrants de deuxième et troisième générations ont réussi à constituer un espace juridique et politique pour s’organiser et défendre leurs intérêts collectifs (Pringle 2011 ; Pringle et Clarke 2011 ; C. Chan 2012). Les tactiques d’action collective sont passées des manifestations éphémères devant les bureaux de l’administration à la confrontation directe par des débrayages, des piquets de grève et des barrages routiers. En l’absence de syndicats représentatifs et de mécanismes de négociation collective, une sorte de négociation collective par l’émeute a remis en cause le régime basé sur les bas salaires et même forcé les employeurs à faire des concessions dans certains secteurs. Bien que la vague de suicides à Foxconn au printemps 2010 l’ait quelque peu éclipsée, l’extraordinaire grève des étudiants stagiaires envoyés par leur école dans les usines de montage automobile de Honda à Foshan, qui a duré 17 jours, est à ce jour l’aboutissement le plus prometteur de cette nouvelle situation sociale. Les grévistes allèrent au-delà des rassemblements proches de l’émeute qui avaient parfois touché des grèves de masses antérieures, pour organiser des piquets de grève pacifiques et efficaces. Les grévistes élurent des représentants pour négocier avec la direction, demandèrent l’aide d’un spécialiste du droit du travail, et obtinrent une augmentation salariale de 24%. La grève essaima à travers tout le pays, forçant les gouvernements locaux à augmenter le salaire minimum mensuel jusqu’à 40% et les employeurs dans la plupart des secteurs à augmenter les salaires.

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Le troisième facteur est la réaction de ce que j’appelle l’État « fonctionnel autoritaire », façonné par des stratégies de survie du régime qui sont complexes et parfois contradictoires. En 2008, l’État, tout à fait conscient du développement de luttes syndicales collectives, introduisit trois textes de loi destinés à pacifier la protestation. Le texte clé était la loi sur les contrats de travail (Labor Contract Law). Son processus de rédaction fut l’objet d’une consultation publique sans précédent qui facilita la démonstration de force habituelle des agents du capital, emmenée par les effrayantes menaces de fuite des capitaux proférées par la Chambre du commerce américaine. D’un autre côté, des ONG et même certaines organisations syndicales internationales parvinrent à soumettre des commentaires formels qui, dans une certaine mesure, soutinrent la participation de l’ACFTU au processus de rédaction et, par exemple, renforçèrent l’idée de contrats collectifs. Même si le résultat fut un inévitable compromis, la Loi sur les contrats de travail représente toutefois l’objectif de l’État fonctionnel autoritaire de « lutter contre l’informalisation » (Callagher et al, 2011, 9). Elle fut accompagnée de deux autres textes de loi. La Loi sur la médiation et l’arbitrage des conflits professionnels facilite (légèrement) le recours juridique des travailleurs contre leurs employeurs et vise à orienter les conflits vers des voies juridiques. La Loi de protection de l’emploi limite (légèrement) les pratiques patronales de discrimination à l’embauche. En retour, les employeurs se sont davantage tournés vers les étudiants stagiaires et les travailleurs intérimaires pour contourner un cadre juridique légèrement plus favorable aux employés.

Le quatrième et dernier facteur qui a influencé l’émergence d’un mouvement des ouvriers en Chine – on ne peut peut-être pas encore parler de mouvement ouvrier – est la réaction de l’ACFTU et sa transition partielle d’une bureaucratie syndicale fonctionnant dans une économie planifiée à un syndicat s’adaptant aux évolutions du marché. Je pense qu’en interrogeant le défi de la transition, on ne doit pas se limiter à l’étendue et au rythme des réformes – qui est laborieusement lent – mais qu’on se doit de reconnaître le moteur des réformes : la lutte des classes.

Les contraintes qui pèsent sur l’ACFTU en tant que syndicat efficace sont assez claires à comprendre : l’ACFTU est juridiquement et constitutionnellement dépendant de la direction du PCC. Il n’est pas en concurrence avec d’autres syndicats pour recruter des membres. Malgré ses liens avec le parti, il demeure très faible au niveau des entreprises du secteur privé. Il manque de compétences en négociation. Enfin, son équipe dirigeante est essentiellement constituée de fonctionnaires plutôt que de syndicalistes, ce qui a des conséquences négatives sur la promotion et les critères de performance.

L’organisation a connu un développement spectaculaire au cours des dix dernières années. Une campagne d’inscription a fait passer le nombre de membres de 87 millions en 2001 à 239 millions en octobre 2010 (ACFTU, 2011). Les relations avec la Confédération syndicale internationale se sont améliorées et entretiennent désormais un « dialogue ouvert ». Cela a notamment permis à l’ACFTU de retrouver son siège à l’Organisation internationale du travail. En 2006, l’ACFTU a fait campagne à Wal-Mart et a réussi à établir des sections syndicales d’entreprise dans vingt-deux magasins en à peine quatre semaines (A. Chan, 2011, 199). Par ailleurs, certaines de ces sections ont été créées par des militants ACFTU et des employé-e-s aux dépens de la direction et sans son accord préalable. Plus tard la même année, Foxconn accepta la présence des syndicats après que la fédération des syndicats de Shenzhen « créa un syndicat de manière unilatérale sans passer par la direction » (Shanghai Ribao 2007, cité dans A. Chan 2011; 207).

D’un autre côté, la campagne de recrutement de l’ACFTU a principalement été conduite selon une stratégie basée sur des quotas, l’identification par les cadres de l’organisation de cibles précises, et la négociation par téléphone entre le bureau de district et la direction de l’entreprise, plutôt que sur un véritable travail de syndicalisation passant par le contact direct avec les travailleurs. Depuis, la percée à Wal-Mart a dégénéré en opération bureaucratique proche du fonctionnement traditionnel des syndicats en régime d’économie planifiée. Des chercheurs qui ont étudié les résultats des sections syndicales dans 6 magasins Wal-Mart ont conclu qu’elles n’avaient pas amélioré les salaires et les conditions de travail (Unger, Beaumont, and Chan 2011; 238). Quant au syndicat de Foxconn, il n’a malheureusement pas réussi à réduire le temps de travail, actuellement de 100 heures par semaine, ni à s’opposer aux pratiques patronales qui ont conduit au suicide de jeunes travailleurs à l’usine de Shenzhen, comme l’a laissé entendre un dirigeant de l’ACFTU (Zhuang 2010).

Mes recherches suggèrent que les initiatives de syndicalistes ACFTU répondant à la lutte des classes au niveau local peuvent produire des résultats durables capables de toucher un plus grand nombre de travailleurs. Ainsi, le Centre pour les droits des travailleurs de Yiwu, dans la province du Zhejiang, est parvenu à vaincre l’opposition des employeurs et des administrations locales à l’établissement du premier Centre pour les droits des travailleurs géré par un syndicat. La fédération des syndicats de Yiwu a dépassé la division du travail traditionnellement rigide entre différentes agences d’État en intégrant le travail sur les droits syndicaux aux départements et institutions tels que le département local de la justice, des organisations médiatiques, et le Congrès national populaire. Le président de la fédération de Yiwu, Chen Youde, a qualifié cette approche de « socialisation (shehuihua) » du travail syndical et a souligné que les consultants juridiques du Centre étaient embauchés « en dehors du syndicat… et n’étaient pas des fonctionnaires » (Pringle 2011, 149-157). Dans le contexte de la croissance des ONG de défense des droits des travailleurs en Chine, l’intérêt du Centre de Yiwu est qu’il constitue la traduction institutionnelle d’une réponse aux luttes ouvrières basée sur les droits des travailleurs. Il est peu probable qu’il s’étende à une échelle nationale dans les années à venir, mais le modèle fera des émules, sera repris, et, espérons-le, amélioré dans d’autres régions du pays.

Si je cite l’exemple du centre comme issue positive des luttes des travailleurs, ce n’est pas pour dire que de tels résultats devraient constituer des objectifs pour le mouvement émergent, puisque c’est aux travailleurs chinois d’en décider. Mon but est plutôt de démontrer que l’ACFTU est capable de mettre en place des réformes qui ne viennent pas uniquement d’en haut. De même, l’accord collectif de branche au niveau local sur les salaires couvrant 12 000 travailleurs-euses produisant des pulls en laine dans 112 PME du district de Xinhe, à Wenling, fut une réponse à un mouvement très organisé de grèves et de manifestations mené par des travailleurs qualifiés tirant parti des pénuries de main-d’œuvre. L’accord initial fut signé en 2003 et comprenait un véritable processus de négociation qui, s’il n’était pas à proprement parler démocratique, impliquait que des dirigeants locaux du parti appellent les employeurs à la table des négociations (Pringle 2011, 114-32). Outre l’accord salarial, le processus conduisit également à l’établissement d’un syndicat local pour les travailleurs-euses produisant des pulls en laine. Comme dans le cas de l’expérience de Yiwu, la lutte des classes donna naissance à une réforme institutionnelle durable (ici, un modèle de négociation à l’échelle d’une branche) qui depuis a été reconnu par l’ACFTU au niveau national.

Si la lutte des classes peut aboutir à de tels résultats, la poursuite de la lutte peut impulser davantage d’expériences rompant avec les pratiques syndicales traditionnelles. L’accord collectif négocié pendant la grève Honda à Foshan par les représentants élus des travailleurs, accord d’une importance historique, est un bon exemple. Rien n’est acquis, évidemment – et un retour de bâton de l’État et du capital n’est pas exclu –, mais je considère que la trajectoire économique de la Chine est en train de produire des conditions dans lesquelles un mouvement ouvrier d’envergure nationale capable de remettre en cause les injustices de la mondialisation capitaliste peut potentiellement émerger. On peut même faire l’hypothèse que ce moment est déjà arrivé.

Tim Pringle

Traduction Terrains de luttes

[1] Le « bol de riz en acier » est une expression qui renvoie à la garantie d’emploi et de salaire dont bénéficiaient les ouvriers titulaires dans les entreprises publiques. [ndt]

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[1] En juillet 2014, le gouvernement chinois a annoncé une réforme du hukou. [ndt]

   

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