« McDo, escroc, faut partager le magot ! ». Retour sur la journée d’action du 15 avril

Le 15 avril, des salarié-e-s de la restauration rapide se sont mis en grève à travers le monde. Aux Etats-Unis, où le mouvement prend de plus en plus d’ampleur depuis ses débuts en 2012, des grèves et des manifestations ont eu lieu dans plus de 230 villes. Pour certains, il s’agit de la plus importante mobilisation de travailleurs précaires et sous-payés jamais enregistrée dans l’histoire du pays. Dans ce secteur particulièrement touché par la précarité, les mauvaises conditions de travail et la répression syndicale sont monnaie courante. En France aussi, des mobilisations ont eu lieu – quoiqu’à une échelle bien moindre. Dans l’entretien qui suit, Gilles, syndicaliste chez McDonald’s, revient sur les mobilisations qui ont eu lieu en France.

 TDL: est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi vous avez fait grève mercredi dernier?

G: le 15 avril, c’était une journée d’action de la restauration rapide au niveau mondial. Donc les fédérations syndicales aux Etats-Unis et en Europe se sont mobilisées. Aux Etats-Unis, ça a pas mal bougé. Ca a été relayé par les journaux télévisés en France. Je n’ai pas eu trop d’échos sur ce qui s’est passé dans les autres pays européens, mais nous, en France, on a décidé de faire quelque chose, sur Paris. Avec la fédération du commerce CGT et les syndicats KFC, Quick, et celui que je représente, le syndicat McDo, on s’est réunis en collectif « restauration rapide ». Quand on décide de faire une action, c’est simple, on se consulte tous. Une des questions principales, c’est de savoir si l’action aura un caractère contraignant ou pas pour l’employeur. Nous, on tenait à ce qu’il y ait un caractère contraignant, à ce qu’il y ait un vrai mouvement de force qui soit présent ce jour-là. Et donc on a opté pour le McDonald’s de Denfert-Rochereau le midi. C’est l’heure du rush, là où il y a le plus de clients. Donc si on veut impacter le chiffre d’affaires de l’employeur, c’est là qu’il faut se mobiliser. Le restaurant McDo Denfert-Rochereau, c’est un franchisé qui le gère. On a beaucoup de problèmes avec lui en ce moment. On a des adhérentes de notre syndicat qui se font totalement traiter de façon… Parce que le fait d’être adhérente à la CGT chez McDonald’s, c’est vraiment une circonstance aggravante.

TDL: une salariée a été mise à pied, c’est ça, parce qu’elle était syndicaliste?

G: deux filles se sont présentées aux élections professionnelles pour être déléguées du personnel il y a quelques semaines. Les résultats n’ont pas été bons pour nous. Donc dans la foulée, au moindre petit geste, au moindre petit écart, c’est tout de suite la répression, les mises à pied disciplinaires. On sait que l’étape finale, c’est le licenciement. Et le franchisé a déjà fait le ménage dans ce restaurant-là, puisque deux personnes qui étaient avec nous ont été licenciées. Une des deux a été réintégrée par l’inspection du travail mais le franchisé lui refuse, encore aujourd’hui, l’accès au restaurant. Chez ce franchisé-là, le management dénie toute dignité humaine aux travailleurs dont les nôtres. On avait donc à cœur de venir soutenir ces salariés-là, nos camarades. Et montrer au franchisé qu’il y a des façons de traiter les personnes qui travaillent pour lui. On ne tape pas du poing sur la table comme ça, gratuitement. On se révolte parce qu’il y a des raisons. Le salaire c’est une chose. Mais si en plus il faut subir un traitement dégradant, voire inhumain, ça n’est pas possible. C’est intolérable.

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Mobilisés via les réseaux syndicaux et les réseaux sociaux

TDL: et la grève du 15, elle a été beaucoup suivie?

G: on a rassemblé à peu près 70-80 personnes. A la fois au restaurant de Denfert-Rochereau et au KFC de Strasbourg – Saint-Denis. Ca peut paraître dérisoire par rapport au nombre de salariés qui travaillent dans la restauration rapide à Paris. Mais ça reste quand même un bon monde – c’est une action revendicative devant un restaurant. Mais il y a d’autres mobilisations en France. Il y a aussi un conflit qui dure depuis plusieurs semaines à Marseille, qui n’a toujours pas débouché sur une solution viable pour les salariés. Et on a aussi incité quelques personnes à distance, notamment grâce aux réseaux sociaux – on a des personnes qui, sur la page Facebook « Les Indignés de McDonald’s« , nous ont demandé comment ils pouvaient se mettre en grève pour le 15 avril. Il s’agissait des salariés de Vitry-le-François, dans la Marne, entre Reims et Paris. Eux aussi, ils se sont mobilisés le 15 avril. Le restaurant n’a pas pu fonctionner, ils étaient une trentaine à avoir débrayé et à avoir cessé leur activité avec les mêmes revendications que nous.

TDL: et dans ce restau-là, il y a une présence syndicale, ou ça s’est fait essentiellement via les réseaux sociaux?

G: il n’y a pas de section syndicale à proprement parler. On espère qu’il y en aura une dans le futur. Mais quand on regarde la page Facebook, ce n’est pas écrit CGT mais « salariés de McDonald’s ». On part du principe que tous les maux de la restauration rapide, qui sont présents chez McDonald’s, concernent tous les salariés, pas seulement les syndicalistes ou ceux qui veulent le devenir. Tous ceux qui veulent entrer dans une démarche revendicative vis-à-vis de leur employeur peuvent nous contacter. On les informe sur leurs droits, sur ce qu’ils peuvent faire. On essaie de les mettre en relation avec les contacts qu’on a déjà, sur place ou aux alentours. Et on essaie d’agir de concert.

TDL: la grève du 15, vous l’avez préparée comment exactement?

G: on connaissait la date du 15 avril plusieurs mois avant, puisque ça devait être une journée d’action mondiale. Le collectif « restauration rapide » s’est réuni pour déterminer les modalités de l’action, comment les choses allaient se dérouler concrètement cette journée. Là, les choses se sont faites plutôt dans le bon sens, c’est-à-dire que la parole a été laissée aux personnes du terrain, comme moi, les gens de KFC, les salariés du restaurant de Denfert-Rochereau. Ils savaient qu’il allait se passer quelque chose, donc ils ont fait la demande qu’on aille les soutenir. Bien sûr, j’ai appuyé leur demande.

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La construction d’une solidarité transnationale

TDL: est-ce que vous avez des contacts avec des syndicats américains ?

G: on est en contact avec un syndicaliste américain. Mais là-bas, des syndicalistes comme nous, il n’y en a pas vraiment. Ce sont plus des syndicalistes salariés, mais qui ne sont pas des travailleurs. Ils sont venus en petite délégation l’année dernière, au dernier trimestre, je crois. On s’était juste rassemblés au restaurant McDonald’s de Disney, sans le bloquer. On a juste fait passer une communication devant les médias qui étaient là. Ça a été l’occasion d’entendre les témoignages de ces travailleurs-là. Sur leurs conditions de travail, leurs revendications, comment ils vivent là-bas, au quotidien. Là-bas, il y a vraiment de quoi se mobiliser. Ici, ce n’est pas exactement les mêmes problématiques, mais on souffre aussi. On est davantage en contact par rapport à la procédure qui a été déclenchée devant la justice, au niveau de la fraude fiscale. On essaie de faire en sorte que nos avocats se coordonnent, on essaie d’unir nos forces pour que ce problème soit soulevé par les médias, les citoyens, les hommes politiques. De façon à ce que la justice se mette à travailler pleinement sur le dossier.

TDL: d’autres actions sont prévues?

G: on va déjà garder un œil sur ce qui se passe au restaurant de Denfert-Rochereau. Si la situation reste comme telle, on va être obligés d’y retourner. Soit pour dialoguer à nouveau, soit pour faire autre chose. Mais, pour l’instant, je crois qu’aucune nouvelle date n’a été prévue au niveau mondial. Mais plus il y aura de personnes qui nous regarderont sur les réseaux sociaux, plus les consciences seront éveillées, plus on sera nombreux, plus on aura l’opportunité de faire des actions pour être écoutés. Et pour dire aux uns et aux autres, clients compris, que tout le monde est victime de ce système-là.

TDL: pour quelles raisons est-ce que vous-vous êtes mobilisés ?

G: depuis quelques semaines, la fraude fiscale est entrée sur le devant de la scène. En particulier chez McDonald’s. Il y a eu un rapport, « Unhappy meal« , qui a été publié par des fédérations syndicales américaines et européennes. Il démontre que McDonald’s aurait délocalisé beaucoup de ses profits au Luxembourg, où le taux préférentiel d’imposition est de 1,4%, alors que dans les autres Etats européens il est de l’ordre de 30%. C’est un système qu’on a dénoncé depuis longtemps, chez McDonald’s, grâce à notre comité d’entreprise. On a demandé des rapports d’expertise, qui expliquent bien comment le système financier de McDonald’s est construit. Un restaurant donné va dégager un énorme excédent par rapport à son chiffre d’affaires, à peu près 20%. Et derrière ça, vous avez le siège qui va taxer chacun de ces restaurants grâce au système des redevances. Les redevances, c’est à la fois l’exploitation de la marque et la location du terrain. Un restaurant est exploité sur un terrain qui appartient à McDonald’s, mais qui est ensuite loué au restaurant lui-même. Et donc si on additionne ces deux redevances, on arrive à 22% du chiffre d’affaires. Ces prix sont fixés unilatéralement par le siège. Donc quand vous dégagez un excédent de 20% et que derrière vous avez 22% de votre chiffre d’affaires qui est asphyxié par le siège, forcément, vous êtes en déficit. Et là, c’est le support de toutes les injustices. C’est-à-dire que nous, après, quand on est en négociation pour demander plus d’avantages sociaux pour les salariés, on nous affirme en face que l’entreprise fait des pertes, qu’elle ne gagne pas d’argent, et donc qu’il est difficile de négocier beaucoup de choses avec une entreprise qui perd de l’argent. Cette mauvaise foi totale, on ne la supporte plus. Moi, ça fait 10 ans que je travaille chez McDonald’s. En 10 ans, je n’ai jamais touché une seule fois la participation sur les bénéfices. Donc ça veut dire que l’entreprise n’a jamais dégagé un seul euro de bénéfice depuis qu’elle existe. Et comme elle n’a pas dégagé de bénéfice, elle ne va pas non plus payer l’impôt sur les sociétés. Parce qu’il faut être bénéficiaire pour payer l’impôt sur les sociétés. Donc ça fait automatiquement des recettes fiscales en moins pour l’Etat. Les salariés sont victimes de ce système-là, mais aussi tous les contribuables.

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Temps partiel contraint et travail en miettes

Mis à part ça, on voit que McDonald’s essaie de gratter toutes les aides de l’Etat possibles: ils touchent les aides Fillon, les emplois-jeunes, le CICE. Ils ont bénéficié de la baisse de la TVA il y a quelques années. Donc ça, ça représente des dizaines et des dizaines de millions d’euros d’aides de l’Etat, sans contrepartie : il n’y a pas eu de baisse des prix pour les clients lorsque la TVA a diminué, et les salariés sont toujours payés au SMIC, embauchés en temps partiel. Le temps partiel, ils ne le choisissent pas, ils le subissent. Et le temps partiel, chez McDo, c’est 24 heures minimum. Quand vous êtes embauché à 24 heures par semaine au SMIC, ça représente 770 euros net par mois. Qu’est-ce qu’on peut faire avec ça ? Pas se payer un loyer, en tout cas. Après, il y a aussi le sujet des conditions de travail. Le chiffre d’affaires est en augmentation, mais l’effectif diminue. Puisque dans les restaurants McDonald’s, on a de plus en plus de machines pour prendre les commandes. Ça a permis de rationaliser le service, mais surtout de faire plus de chiffre avec moins de personnes. Tout est de plus en plus automatisé. L’organisation du travail, elle est très taylorienne: c’est des tâches simples, répétitives, des tâches simplifiées, chacun a un rôle. C’est du travail à la chaîne. Et au final, tout ça a été bien analysé de façon à ce que le client soit servi le plus rapidement possible, de façon à éliminer tous les gestes superflus pour que le salarié soit le plus productif possible.

TDL: toi par exemple, ça consiste en quoi ton travail?

G: moi je travaille dans les Yvelines, comme responsable de zone en restaurant. Je suis censé être « le bras droit du manager » qui, lui, gère le restaurant. Mais aujourd’hui, que ce soit manager, responsable de zone, formateur ou équipier, on est tous là à courir sur le terrain pour servir les clients. Parce que comme c’est du travail à la chaîne, à partir du moment où vous avez une personne qui est en arrêt maladie, une personne qui est en vacances, c’est un des rouages de la chaîne qui saute et qu’il faut remplacer. On est tous là, en train de courir, pour servir le client en temps et en heure. C’est un travail qui est plutôt éprouvant à la longue.

TDL: et donc c’est quoi une journée de boulot type?

G: je travaille le midi, donc le temps du rush. Ca commence à midi, et ça se termine à 15 heures. En région parisienne, ce n’est pas le même type de restaurant qu’à Paris. C’est-à-dire qu’on a beaucoup de monde le midi, les heures de l’après-midi sont plutôt creuses, par rapport aux restaurants à Paris intra-muros. Et le soir, c’est pareil. Donc vous avez une activité du restaurant qui va être très forte sur la tranche horaire du midi et sur la tranche horaire du soir. Entre ces deux tranches horaires-là, il y a la fameuse coupure, qui vous empêche de vous organiser, vous, pour vos propres loisirs, qui vous empêche de chercher un autre travail à côté. C’est ça, la logique du temps partiel. Moi, je suis à temps partiel et je suis étudiant à côté. Donc quand vous avez cette coupure au beau milieu de l’après-midi, soit vous rentrez chez vous, vous perdez un temps fou avec les transports, soit vous restez dans le restaurant parce qu’il n’y a pas de gare à côté, mais c’est du temps de perdu. Et puis même si vous restez en salle de repos, il est difficile de se reposer. Vous pouvez ramener un bouquin, mais ça va être compliqué de se concentrer. Parce que l’activité du midi, elle est intense. Faut courir. Il faut bien mémoriser à chaque fois sur les écrans tous les sandwichs qu’il faut ramener d’un seul coup, pour ne pas faire trop d’aller-retour. C’est supporter les humeurs de la clientèle, quand le service est lent, du fait du sous-effectif. C’est à la fois physiquement et psychologiquement éprouvant.

Un droit syndical fragile et difficile à imposer

TDL: et c’est quoi tes rapports avec les autres employés? En tant que responsable de zone et que syndicaliste?

G: en tant que responsable de zone, mon job c’est de faire respecter, de faire appliquer des normes d’hygiène et de sécurité alimentaire. En gros, c’est de rendre productifs pour l’entreprise les salariés. Mon rôle de syndicaliste se situe a posteriori, une fois que le rush se termine, une fois que la richesse a été créée. La question qui se pose alors, c’est ce qu’on fait de la richesse. Moi, je revendique un partage juste pour tous les salariés. Parce que ceux qui ont fait puis vendu les Big Mac c’est eux qui créent la richesse. Mon rôle se situe aussi durant le rush, quand les conditions de travail sont totalement insupportables. Si à un moment donné, il n’y a pas d’effort qui est fait sur les conditions de travail, on est amenés à prendre des décisions qui peuvent être radicales. L’arme la plus redoutable, c’est la cessation de travail durant le rush. Si à un moment donné, rien ne va pendant le rush, on se met en grève. Là, on fait nos revendications, jusqu’à ce que les choses rentrent dans l’ordre dans le restaurant. C’est déjà arrivé dans quelques restaurants, où les conditions de travail ont été totalement dégradées et où les choses n’allaient pas dans le bon sens. Donc on a fait un rappel, deux rappels, trois rappels. A un moment donné, quand le dialogue ne marche plus, quand on a l’impression de parler à des murs, le moyen de se faire entendre, c’est l’usage du droit de grève. Qui est légal, qui est là pour faire en sorte qu’on puisse présenter des revendications. Et là, on est forcément écoutés.

TDL: est-ce que tu peux me parler de la difficulté pour les syndicats de s’implanter dans les restaurants?

G: il faut savoir que la plupart des restaurants ont moins de 50 salariés équivalent temps plein. Et donc ce cap, ça permet d’avoir un CE, d’avoir un CHSCT, d’avoir un délégué syndical dans l’entreprise. Et la plupart des restaurants font exprès d’être juste en dessous de ce seuil-là, alors que, par exemple, le franchisé qui détient le restaurant de Denfert-Rochereau, il a 3 restaurants. Dans chacun des 3, il n’y en a pas un qui a plus de 50 salariés équivalent temps plein. Donc nous, juridiquement, il faut qu’on demande la reconnaissance d’une unité économique et sociale (UES). Si on la fait reconnaître par un accord, on n’entre pas dans une voie contentieuse : le franchisé va, de bonne foi, dire « bah oui, ce sont 3 restaurants qui ont la même activité, qui ont le même gérant, qui ont la même politique sociale, donc effectivement, c’est normal qu’ils veuillent une représentation syndicale commune et un comité d’entreprise commun ». Mais malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe. On est obligés donc d’aller devant les tribunaux pour faire reconnaître une UES. Et même devant les tribunaux, quand vous écoutez les plaidoiries de la partie adverse, c’est « oh bah nan, les 3 restaurants n’ont absolument aucune politique commune, que ce soit sur le plan économique ou sur le plan social ». Cet obstacle juridique nous freine beaucoup. Parce qu’aujourd’hui, si vous n’êtes pas dans une entreprise où il y a plus de 50 salariés équivalent temps plein, vous n’êtes pas habilités à demander une élection professionnelle pour avoir un CE, un CHSCT, un délégué syndical. En plus, il y a le problème du turn-over, qui représente 90%, à peu près, sur une année. C’est énorme. Il y a énormément d’arrivées, énormément de départs. En général, les gens partent par dépit, ou parce qu’ils trouvent mieux ailleurs : le travail le dimanche payé double, pas de travail de nuit, un meilleur salaire… Et nous, si on n’arrive pas à s’implanter dans ces restaurants-là pour qu’il y ait une cellule syndicale qui se construise, on est forcément en situation d’échec. Si on n’est pas habilités à demander des élections et à nommer des délégués syndicaux, au moindre petit écart, ce sera la porte. Licenciement pour faute grave pour un retard de 2 minutes. C’est déjà arrivé. Après, c’est compliqué de faire reconnaître la discrimination syndicale devant le conseil des prud’hommes ou devant la cour d’appel. C’est des frais d’avocat, c’est du temps – surtout pour le salarié en question. Parce que le temps de la justice… Il y a de moins en moins de conseils des prud’hommes et la loi Macron ne va pas arranger ça. Donc tout est fait pour désorganiser les salariés.

Propos recueillis par Terrains de luttes.

   

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