Nous sommes tous et toutes des Goodyear

De bon matin, ils ont pris le train, le car ou la voiture pour Amiens. Jeunes, travailleurs, militants syndicaux et politiques : nous étions des milliers ce mercredi en Picardie pour soutenir les 8 cégétistes de Goodyear qui passaient en procès en appel.

C’est un auditoire combatif qui s’est rassemblé, entre deux éclaircies, devant le palais de justice et au parc Saint Pierre au gré de comptes-rendus d’audience faits par Mickaël Wamen. Outre de nombreux syndicalistes CGT, se mêlaient des membres de SUD, de la CNT ou des organisations de la gauche radicales.

 Comme l’a dit, sur la scène installée à cet effet animée par Daniel Mermet, un représentant des nombreux comités de soutien à Goodyear qui ont pris la parole, de « répression à régression, il n’y a qu’une lettre et un pas à franchir ». François Ruffin, amiénois par ailleurs, est lui revenu sur les vies brisées par la multinationale obsédée par le profit. D’autres militants, sous le coup de procédures analogues comme suite à leur participation à la mobilisation contre la loi Travail, ont également témoignés ainsi que le représentant de Solidaires citant fort à propos Steinbeck : « La répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité. »

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Un rassemblement de cette ampleur est d’abord le résultat de l’investissement des structures de base de la CGT ; son secrétaire général a pris la parole contribuant à faire davantage tomber les barrières entre syndicalistes de lutte. Au passage, il faut noter avec intérêt la convergence initiée avec les collectifs militant-e-s qui luttent contre les violences policières dans les quartiers populaires.

Certes, comme suite au réquisitoire du ministère public, le spectre de l’emprisonnement s’éloigne mais ce dernier continue à réclamer 24 mois de prison avec sursis à l’encontre des inculpés. Or, tant leur interrogatoire que celui des témoins ont démontré, d’une part, que la direction s’était préparée à une négociation longue et houleuse qui ne serait être qualifiée de séquestration et, d’autre part, que les accusés ont contribué par leur action à éviter que la situation ne dégénère. Espérons, tout comme le représentant d’Info’Com CGT qui a présenté en avant-première l’affiche de la relaxe des Goodyear, qu’elle sera prononcée le 11 janvier 2017, date du délibéré du tribunal.

LD, syndicaliste

   

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