« Nous voulons tout »

En Italie, on était en train de vivre un moment de transition entre le cycle de luttes de 1968-1969 et ce qui s’ensuivit. Le mouvement ouvrier unitaire né à la fin des années 1960 avait été loin et avait arraché au patronat et à l’État des conquêtes inimaginables quelques années auparavant. Les droits syndicaux (assemblée, délégués, conseil d’usine) étaient acquis et intouchables, la semaine de 40 heures s’était installée, les samedi et dimanche avaient été déclarés fériés, et des augmentations salariales significatives rendaient la vie des familles ouvrières moins difficile. Mais une fois lancé, le mouvement semblait ne plus vouloir s’arrêter.

« Atteindre les limites du possible »

Après les luttes sur le renouvellement de la convention collective des métallurgistes, en 1972, l’agitation dans les usines avait continué, les grèves et les revendications se radicalisaient. L’occupation de l’usine Fiat de Mirafiori, aux portes de Turin, au mois de mars 1973, fut l’épisode le plus emblématique de la période, mais la confrontation était diffuse, comme le montrait la longue grève chez Lanerossi la même année. La réponse syndicale à la crise pétrolière avait été opportune et clairvoyante : contre l’augmentation des prix, le mouvement ouvrier avait imposé l’instauration de ce qu’on appela la scala mobile (« la remontée mécanique »), dans un premier temps appliquée aux salaires dans l’industrie puis étendue en 1975 à tous les secteurs d’activité. Ce fut une conquête historique, unique, que les travailleurs italiens réussirent à imposer ; établir un mécanisme qui faisait automatiquement augmenter les salaires si les prix augmentaient, était une vérité de La Palice permettant d’empêcher que l’inflation ne rognât les augmentations de salaire conquises de dure lutte. Cette conquête représenta probablement le pic du pouvoir que le mouvement ouvrier avait pris pendant ces années-là. Une mesure que le patronat et les banques furent obligés d’accepter, s’inclinant devant la force du mouvement ouvrier, mais qu’ils ne digérèrent jamais. Au cours des années suivantes, la scala mobile était devenue la bête noire du patronat, qui la rendait responsable du déclin industriel du pays et d’autres catastrophes – en réalité, elle signifiait seulement moins de profit dans leurs poches… Quand le climat social changea, les gouvernements de centre-gauche se firent les exécutants zélés des desiderata patronaux de revanche et, à partir de 1984, par des réformes successives, on arriva à l’abolition définitive de la scala mobile en 1992. Elle fut seulement conservée pour certaines catégories de « travailleurs », comme les députés et les journalistes…

Au milieu des années 1970, les luttes ouvrières et syndicales paraissaient avoir touché les limites du possible, tout au moins dans le cadre de l’usine. L’organisation ouvrière par le bas, à travers des comités, des assemblées ou des collectifs – de Magneti Marelli de Milan au Petrolchimico de Porto Marghera, d’Alfa Romeo à Fiat –, gérait le pouvoir ouvrier acquis au cours de la dernière décennie de luttes i. Les ouvriers licenciés pour motifs politiques, accusés par l’entreprise de fomenter des désordres, étaient portés à l’intérieur de l’usine par leurs camarades malgré l’interdiction patronale et l’opposition des gardes aux portes, et finalement le patron était obligé de reprendre dans l’entreprise ces subversifs qui lui gâchaient le sommeil. Si la plupart des ouvriers se sentaient probablement assez satisfaits des conquêtes obtenues, les ouvriers politisés ressentaient une espèce de frustration, une impasse, et voulaient aller plus loin – beaucoup plus loin. Ainsi, en 1975-1976, devant les restructurations industrielles, les licenciements et le début du chômage de masse, l’Autonomie ouvrière proposait des réformes radicales pour l’époque. Derrière le slogan « Travailler tous, travailler moins », les assemblées autonomes et les comités ouvriers revendiquaient les 35 heures payées 40 ; avec l’objectif du « salaire garanti », on posait la nécessité de garantir la survie des pauvres et des chômeurs, et avec celui du « salaire domestique », on voulait faire reconnaître le travail des femmes ii. Des positions et des revendications jugées extrémistes ou utopiques à l’époque et qui furent pourtant adoptées et en partie appliquées deux décennies plus tard par les social-démocraties de l’Europe du Nord.

De l’usine, l’analyse, le discours et l’action se déplaçaient de plus en plus vers la société tout entière, identifiant dans les jeunes prolétaires la base sociale d’un possible mouvement révolutionnaire. En parallèle, le débat sur les moyens et les formes de lutte se déplaçait de l’action publique de masse vers une action de groupe restreint, organisée. Ainsi, de 1975 à 1976, d’abord dans la ville de Vicence et dans le triangle Thiene-Schio-Chiuppano, puis dans la zone de Montecchio Maggiore et Arzignano, et enfin à Bassano del Grappa, se formèrent des agrégations de camarades qui évoluaient sur deux plans : d’une part, une activité d’agitation sociale dans les usines, les écoles et les quartiers populaires, associée à une activité de contre-information et de propagande à travers des journaux, des radios et les traditionnels tracts, graffitis et affiches ; et, d’autre part, l’organisation de noyaux armés semi-clandestins qui effectuaient des actions illégales liées aux actions légales. Les deux types d’action, indissociables à nos yeux, devaient être menés en même temps. Nous n’étions pas les seuls à le faire, il existait un climat général qui allait dans cette direction, une vague qui nous portait. Nous faisions plus ou moins ce que des milliers d’autres personnes étaient en train de faire au même moment aux quatre coins de l’Italie. Nous nous sommes liés tout de suite avec les camarades de Padoue, et à travers eux, à ceux de Milan, Turin, Bologne, Rome, Naples, à savoir grosso modo à ce qui serait dénommé la mouvance de l’Autonomie ouvrière (l’area dell’Autonomia operaia). Celle-ci, d’ailleurs, resterait jusqu’à la fin une mouvance, car même si certains poussaient vers une organisation centralisée, il n’y aurait jamais d’organisation nationale de l’Autonomie mais un réseau de groupes. Au mieux, nous sommes arrivés à des formes de coordination d’initiatives et de campagnes politiques, à des échanges et à des aides matérielles, à différentes sortes de solidarités – parce que chacun, justement, voulait être autonome.

« Mille ferments de révolte »

Cependant, il n’y avait pas que le politique dans notre vie. « Le personnel était politique », comme les camarades féministes nous l’avaient fait comprendre, bon an mal an. En réalité, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c’est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution… Mais nous n’en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l’étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d’autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. « Qu’est-ce que vous voulez ? » nous demandait-on. On répondait : « Nous voulons tout ! » […]

Mais, dans les années 1975-1976, le mouvement révolutionnaire était toutes voiles dehors. Outre les usines, les lycées et les universités, mille ferments de révolte surgissaient un peu partout. Il y avait une explosion de groupes, de comités et de collectifs qui investissaient d’innombrables aspects de la vie en société, avec des formes de lutte originales et radicales. En un très bref laps de temps, par exemple, s’était répandue dans toute l’Italie la pratique de l’auto-réduction : des loyers et des factures de gaz et d’électricité en premier lieu, mais aussi des produits alimentaires, de l’habillement, des restaurants, des cinémas, des concerts. Un spectre d’intervention qui allait des besoins populaires de base (logement, alimentation, chauffage, transports) à ceux des jeunes prolétaires fauchés. L’une des premières actions du Groupe social de Thiene fut de proposer et de pratiquer l’auto-réduction du prix du pain : on se présentait devant les boulangeries avec des tracts qui expliquaient notre action et la proposition de faire appliquer le calmiere (« plafond des prix »), à savoir la loi prévoyant qu’au cas où une boulangerie ne proposerait pas de pain à un prix modéré, elle devrait vendre les autres types de pain, plus coûteux, au même prix que le pain bon marché.

Si la lutte sur les prix des produits de première nécessité nous attirait la sympathie de quelques ménagères de condition modeste, l’auto-réduction des concerts de musique nous apportait la reconnaissance des jeunes hippies et fêtards. Parfois, nous parvenions à entrer en payant un prix « politique », mais il arrivait aussi que les organisateurs du concert ne veuillent rien négocier, et on passait alors en force, avec les bagarres que cela impliquait. Lors d’un concert organisé par le PCI à Vicence, un fonctionnaire du parti qui me connaissait s’était ainsi fait l’énorme plaisir de me casser une table pliante sur la tête.

Quant à l’auto-réduction dans les restaurants, elle était devenue une pratique de groupe spontanée et diffuse. On la pratiquait par groupes plus ou moins nombreux – en deçà d’un certain nombre, on risquait d’être coincés par le patron et les serveurs –, parfois après une réunion ou en fin de semaine. C’était une pratique de lutte politique qui permettait aussi à des fauchés de goûter à la gastronomie. À part quelques bousculades, il n’y avait pas de violence, le nombre et la détermination, entre le sérieux et la blague, suffisaient pour que les restaurateurs nous laissassent partir sans payer, probablement dans la crainte d’une ardoise encore plus salée.

Dans la même période se multiplièrent les occupations de maisons et de bâtiments pour donner un toit à des gens qui en avaient besoin ou pour en faire des centres sociaux autogérés. Nous partions du constat que des appartements et des immeubles entiers restaient inoccupés depuis des années, tandis que des personnes seules et des familles vivaient sans toit ou dans des conditions indignes et insalubres. Nous voyions par ailleurs le besoin des jeunes d’avoir un lieu où se retrouver, un espace différent des lieux traditionnels de sociabilité comme le bar, la salle paroissiale, le siège de parti ou de syndicat, ou le « cercle ouvrier 1 ». Nous ressentions en nous et autour de nous ce besoin d’un toit pour abriter des personnes partageant la même sensibilité politique, culturelle ou musicale – pour y faire des réunions, des fêtes, des concerts organisés ou improvisés, pour y fabriquer des tracts et des banderoles, pour déjeuner ensemble, pour peindre sur des murs ou des toiles, pour trouver du réconfort aux anxiétés ou pour espérer y rencontrer l’âme sœur.

Ainsi, à Padoue, on multiplia les occupations d’immeubles et de résidences universitaires pour exiger des logements décents et abordables pour les étudiants, objets d’une longue tradition spéculative dans cette ville universitaire. À Vicence c’étaient les logements sociaux qui posaient problème : d’une part, les vieilles maisons insalubres, rongées par l’humidité, sur la rive pauvre du Bacchiglione ; de l’autre, le nouveau quartier populaire bâti dans les années 1960, avec eau chaude et salle de bains, à la périphérie de la ville, baptisé le « Village du soleil ». Celui-ci n’avait rien de riant : il consistait en une longue file d’édifices incurvés en forme de serpent, construits le long d’un axe de circulation par des architectes qui avaient probablement voulu expérimenter de bizarres théories d’urbanisme, mais qui n’avaient pas réfléchi aux conditions de vie des habitants de tels immeubles.

potereoperaio

Propagande et contre-information

Aux luttes sociales faisaient pendant la propagande et la contre-information, comme on disait alors sans se cacher derrière une hypocrite « communication ». Quand, au milieu des années 1970, le Parlement vota la loi de libéralisation des radios, rompant le monopole de la RAI, des groupes officiels et des agrégations spontanées issues de la gauche extra-parlementaire se saisirent immédiatement de l’occasion. Avanguardia operaia créa Radio popolare à Milan, les autonomes romains de Via des Volsci fondèrent Radio Onda rossa, ceux de Milan, Radio Black Out, Franco Berardi dit « Bifo » et les autonomes de Bologne, Radio Alice. À Padoue, Emilio Vesce et d’autres anciens de PO décidèrent d’appeler leur nouvelle radio Radio Sherwood, mettant à l’honneur le bandit romantique qui prend aux riches pour donner aux pauvres. Au début de l’année 1978, même à Thiene nous avons ouvert une radio – Radio Sherwood 3 –, succursale de celle de Padoue, comme Sherwood 2 à Mestre.

Personnellement, je m’étais tout de suite intéressé à ce nouvel instrument, et en compagnie d’Umberto Forzato j’avais présenté les infos de midi sur Radio Vicence, une radio locale qui se voulait indépendante, et qui nous passa un savon mémorable quand nous lûmes en entier le communiqué des Brigades rouges revendiquant l’assassinat du procureur général de Gènes, Francesco Coco (8 juin 1976). Ce fut une raison supplémentaire pour nous pousser à créer notre propre radio. Mais nous n’avions pas un sou et, outre les locaux et les appareils d’enregistrement et de transmission, il fallait aussi avoir des répétiteurs. C’est ainsi que nous avons décidé de nous approprier le matériel nécessaire, en faisant d’une pierre deux coups. Nous allions nous servir dans les locaux de radios cléricales ou commerciales, les condamnant au silence pendant quelque temps, tandis que nous, avec l’aide d’un camarade expert en électronique qui savait transformer et rendre légaux les appareils volés, nous fabriquerions nos antennes émettrices. Sans dépenser un centime et même, au contraire, en gagnant de l’argent sur la partie du butin qu’on revendrait. Il nous est aussi arrivé, s’agissant de radios fascistes, de saboter l’installation après avoir pris le répétiteur placé en haut d’un pylône.

Les compétences du camarade électronicien nous avaient aussi été utiles pour réparer et faire marcher une radio de campagne syntonisée sur la fréquence de la police. Mais à l’époque, les téléphones portables n’existaient pas et les talkies-walkies que nous avions avaient une portée limitée : sans pouvoir prévenir personne, cette radio ne nous a pas servi à grand-chose. Sauf peut-être à nous donner une petite idée de l’état d’âme des flics dans le feu de l’action, comme par exemple quand le camarade qui écoutait la radio entendit l’échange au sein d’une patrouille de carabiniers lancée à la poursuite de bandits à la suite d’un hold-up dans une banque : « Qu’est-ce que nous devons faire si nous les croisons ? » Ce à quoi le centre de commandement avait répondu : « Tirez à vue ! » Si un jour improbable la transparence était faite sur les communications internes de la police, on pourrait mesurer l’adéquation des actions des forces de l’ordre avec les beaux principes du droit, de la proportionnalité de la réponse répressive et autres critères de justice.

« Contrôle de quartier »

Au printemps 1976, quand les Collectifs politiques de la Vénétie furent constitués, nous décidâmes de proposer, parmi d’autres formes d’illégalité de masse tels les auto-réductions des factures et le sabotage des machines oblitératrices des autobus urbains, le « contrôle territorial de quartier ». Il s’agissait d’isoler un quartier d’une ville pendant une demi-heure ou une heure, et pendant ce laps de temps de mener une série d’actions à l’intérieur de cet espace. Cette idée fut réalisée une première fois dans le quartier de l’Arcella, à Padoue, l’après-midi du 9 juin 1976, puis dans le quartier de Brusegana, par un soir de brouillard à l’automne de la même année, et encore dans un autre quartier populaire de Padoue, le Portello-Stanga, le 19 mai 1977. Le principe de guérilla urbaine était assez simple : en plein jour, à l’aide de pneus enflammés et de fourgons, on bloquait les grands axes d’entrée du quartier – le pont de la gare ferroviaire à l’Arcella, le pont sur la rivière à Brusegana –, provoquant en quelques minutes un bouchon monstrueux qui retardait considérablement l’arrivée des forces de l’ordre. Puis, pendant que des groupes de camarades tenaient ces positions stratégiques, d’autres groupes s’occupaient d’objectifs prédéfinis. Ainsi, à l’Arcella, ce furent les habitations de fascistes du quartier, le siège du MSI 2 et le bar d’en face où ils se retrouvaient qui furent visés ; à Brusegana, en revanche, parmi d’autres objectifs, nous avons organisé une appropriation de marchandises dans le supermarché, faisant sortir les clients sans payer et distribuant des chariots remplis de produits alimentaires devant les portes des immeubles HLM voisins. C’était une action demandant la participation d’au moins une centaine de personnes, qui devaient arriver sur place et entrer en action au même moment, en apportant des fourgons remplis de pneus et de molotov, des armes pour menacer et se défendre, des voitures, des scooters et des mobylettes pour arriver sur les lieux et en repartir : une action qui se configurait comme un véritable déploiement de guérilla urbaine. Une action style « Robin des bois » qui me valut quelques années plus tard la bienveillance des juges espagnols quand, en 1985, je passai devant l’Audiencia nacional de Madrid, qui devait statuer sur la demande d’extradition émise par la justice italienne à mon égard 3. Le tribunal madrilène considéra que comme de telles actions n’avaient permis de dégager aucun bénéfice personnel, celles-ci devaient être considérées comme politiques et donc exclues du traité d’extradition.

Le succès de ces actions menées à Padoue nous poussa à organiser un « contrôle de quartier » à Vicence au mois de janvier 1977. Nous avions choisi un quartier populaire de la périphérie, Via dei Laghi, car il était relativement simple à isoler (seules deux routes y conduisaient) et comportait un supermarché que nous comptions « exproprier » au profit des habitants des HLM environnants. Malheureusement, les choses tournèrent mal : non seulement nous dûmes renoncer à l’action, mais cette tentative avortée de guérilla urbaine coûta des peines de prison à Paolo et Nino. Par manque d’expérience, l’un des groupes chargés des barrages routiers et qui aurait dû arriver sur place avec un fourgon volé rempli de pneus et de molotov, n’avait pas réussi à s’en procurer un et décida d’apporter le matériel sur place dans le fourgon de Paolo. Pendant qu’ils déchargeaient le fourgon, les camarades éveillèrent les soupçons de passants qui appelèrent la police. Les militants qui étaient déjà sur place, prêts à entrer en action, réussirent tant bien que mal à rebrousser chemin, mais Paolo fut immédiatement arrêté, suivi quelques heures plus tard de Nino, à la suite d’une autre maladresse : un camarade avait enveloppé un molotov avec du papier journal portant une étiquette d’abonnement avec ses nom et adresse. Légèretés et impérities qui se payaient cher, car Nino dut se manger un an de taule et Paolo deux.

Alessandro Stella

Extraits de Années de rêves et de plomb. Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980), Agone, 2016.

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1I circoli operai, les « cercles ouvriers », étaient une création syndicale ancienne que l’on trouvait dans les régions industrielles comme le Haut-Vicentin, destinés à l’après-travail (dopolavoro), où les travailleurs pouvaient se retrouver pour boire un coup, manger un morceau, taper les cartes, faire une pétanque ou organiser une réunion syndicale. Le circolo operaio de Monte di Magré, près de Schio, était connu dès l’époque fasciste et jusqu’aux années 1970 comme un repaire d’ouvriers communistes.

2Le Mouvement social italien (MSI) est un parti fondé dans l’après-guerre, héritier du fascisme.

3Lire infra, p.

iLire Emilio Mentasti, La « Garde rouge » raconte. Histoire du Comité ouvrier de la Magneti Marelli (Milan, 1975-1978), Les Nuits rouges, Paris, 2009 ; Devi Sacchetto et Gianni Sbrogió, Quando il potere é operaio, Manifestolibri, Rome, 2010.

iiLire Rosso. Giornale dentro il movimento, automne 1975 – printemps 1976.

   

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